International

Communiqué de presse : Erdogan relance la guerre en Libye

Brussels. Almasry

Manifestation contre l’intervention militaire turque en Libye, et le transfert de terroristes et de mercenaires de Syrie en Libye , le vendredi 17 juillet 2020 à 10h00 à Bruxelles,à l’occasion du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne en session extraordinaire.

Au cours des derniers jours, l’armée turque est désormais installée en Lybie. La Turquie, venant au secours du gouvernement de Tripoli aux abois, s’est imposée en quelques mois comme l’acteur clé de la crise libyenne.

L’armée turque a bombardé plusieurs villes libyennes avec une dizaines d’avions de chasse ciblant notamment la ville de Syrte (riche en gaz et en pétrole).

L’Europe et l’Otan sont aujourd’hui devant un défi stratégique imposé par Recep Tayyip Erdogan. Le président turc risque le tout pour le tout et au contraire des Européens, il a en main plusieurs cartes pour faire la pression sur l’Europe. A commencer par celle des migrants, de la Turquie vers la Grèce, mais aussi de la Libye vers l’Italie.

Ankara a des visées sur le pétrole libyen et sur le gaz à l’est de la Méditerranée, au large de la Libye. Elle s’oppose aujourd’hui à un cessez-le feu et à un retour aux négociations politiques. Elle veut gagner la bataille de Syrte à tout prix. Face à elle, les 27 sont désunis. Syrte est une ville stratégique du croissant pétrolier. Elle est aussi située sur la route vers les champs pétroliers du sud de la Libye, les plus grands du pays, et possède un port très important.

Cette crise libyenne a donc débordé en mer Méditerranée et menace aujourd’hui d’une guerre régionale. Comme en Syrie, la Turquie veut mettre la main sur les hydrocarbures libyens. Elle a fait de son alliance discutable avec le gouvernement du GNA, dirigé par Fayez al-Sarraj, un moyen pour dominer le pays. Le président turc veut faire de la Libye le premier pays d’investissement pour Ankara, y implanter des bases militaires et s’installer dans la durée. Pour lui, la Libye est un pont pour l’Afrique. La Turquie se pose comme concurrente militaire et économique à ses adversaires en Libye, y compris avec son allié de circonstance, la Russie. Si la guerre en Libye ne se termine pas, c’est parce qu’elle est d’abord une guerre économique.

Le régime dictatorial d’Erdogan est encouragé dans ces violations du droit international par le silence de l’ONU et de tous les Etats. La communauté internationale doit sortir de son silence.

Le centre Européen pour la Paix et la Résolution de Conflits demande aux gouvernements européens de dénoncer les agressions turques et les atteintes aux libertés, de proposer à l’UE et à l’ONU une zone d’exclusion aérienne en Libye, visant à empêcher tout bombardement des populations,et imposer des sanctions sévères à la Turquie à moins qu’elle ne se retire de la Libye.

 

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